Histoire du Pérou
Civilisations pré Incas Les recherches archéologiques ont révélé que les origines de la civilisation pré Incas remontent à 5000 ans au moins. Le Pérou est l'un des plus anciens foyers de civilisation avec l'Égypte, la Mésopotamie, l'Inde et la Chine. La période précéramique (4000-2000 av. J.-C.)Les premiers Péruviens étaient des nomades vivant de la pêche et de la chasse. Aux alentours du Ve millénaire, des petites communautés se développent dans les oasis du littoral pour exploiter les richesses de l'océan. Le formatif ancien (2000-900 av. J.-C.)Ce fut le début de l'irrigation et du développement de l'agriculture. Entre 2000 et 1800 av. J.-C., le métier à tisser et l'art de la céramique firent leur apparition. Durant la période formative, les premiers villages et organisations politiques apparaissent. Après l'ère formative apparaît le premier horizon culturel grâce à la naissance de la culture de ChavÃn, dont la civilisation, essentiellement localisée le long du littoral de l'océan Pacifique, s'étend sur près de huit siècles, de 1000 à 200 av. J.-C. La culture de ChavÃn (1200-200 av. J.-C.)
La période de développement régional (200 av. J.-C. - 600)
L’horizon moyen (600 - 1000)La civilisation Huari fait référence à un peuple qui fleurit durant la période pré-incaïque de l’horizon moyen. Elle prend naissance au VIe siècle de l'ère chrétienne dans la région d’Ayacucho située dans les Andes du sud du Pérou actuel. La capitale du même nom est localisée près de la cité moderne d'Ayacucho, au Pérou. L’intermédiaire récent (1000 - 1450)C’est à cette période que décline la civilisation Huari. Divers États locaux qui tentent de dominer politiquement leurs voisins apparaissent. Parmi ces États, nous retrouvons la culture Chimú, la culture Chanca, la culture Chincha et enfin, la plus célèbre : la culture Inca. Les Incas étaient une tribu guerrière du sud de la sierra. Ils se déplacent peu à peu vers le nord de la région jusqu'à la vallée fertile de Cuzco entre 1100 et 1300. Leur expansion commence en 1438, avec Pachacutec, qui entreprend de conquérir les terres voisines. Mis à jour (Samedi, 02 Janvier 2010 17:20) L’empire des Incas La société Inca a donné lieu à de nombreuses hypothèses. Les Incas, en effet, n’ont laissé aucun écrit, et les témoignages dont nous disposons émanent soit des premiers conquistadores espagnols, qui avaient recueilli des récits auprès des indigènes, soit de chroniqueurs métis. L’essor de la tribu IncaHéritiers parmi d’autres des brillantes civilisations qui les avaient précédés, les Incas n’étaient à l’origine qu’une petite tribu établie dans la région quechua, sur les rives du lac Titicaca. Création et expansion de l'empireLa région de Cuzco est habitée par de nombreux autres peuples, et les Incas, à leur arrivée, n'y sont qu'un groupe parmi d'autres. Ces petites puissances régionales, s'affrontaient dans des guerres locales. Les Incas participent à une confédération avec d'autres groupes en occupant dans un premier temps un rang subordonné et non dominateur. Ils adoptent la langue Quechua, qui devient la lingua franca du plateau andin la propageant ensuite sur tout le territoire. Une société hiérarchiséeLa hiérarchie dans l'empire Inca reprend l'organisation traditionnelle des communautés andines. L'Inca est à la fois chef de son clan et souverain de tout l'empire. L'organisation communautaire est à la base de la structure de l'empire. Dans de nombreux cas, l'Inca conquérant veille à ne pas bousculer l'organisation traditionnelle des populations à assimiler et laisse en place les autorités traditionnelles et leur confie des instructeurs du clan Inca pour les informer des lois de l'empire et les instruire dans la religion officielle. Ces autorités locales étaient donc encadrées et rendaient comptes à des supérieurs hiérarchiques qui tous étaient membres du clan Inca. L'écriture et les quipusAlors que l'Empire inca était très structuré et bureaucratisé, l'écriture n'y a apparemment pas existé. Le culte du SoleilDans les Andes, de nombreuses communautés se réclamaient originaires ou descendantes de tel lieu sacré, de telle étoile ou de tel animal. C'est dans ce contexte qu'à partir du XVe siècle, les Incas se veulent être les Fils du Soleil (appelé Inti ou Tahuantinsuyu en quechua). Pour leurs contemporains, les victoires militaires et la politique éclairée des souverains incas semblent confirmer cette origine merveilleuse. Les Incas imposent donc le culte du soleil comme culte officiel dans l'empire : l'idole solaire côtoiera la myriade de divinités adorées dans l'Empire. Il ne s'agit pas pour autant d'un culte monothéiste mais plutôt d'un animisme d'État. Pour instituer le culte, les Incas bâtissent des temples dédiés principalement au soleil. Le plus célèbre de tous est le Coricancha (enclos d'or en quechua), temple du Soleil de Cuzco. Ce temple, principal dans l'Empire, servait aussi de lieu de culte à d'autres entités divines comme Mama Quilla, la Lune, et Illapa, divinité de la foudre, de l'éclair et du tonnerre. Le temple du Soleil à Cuzco, véritable saint des saints de l'Empire, n'a pas subsisté aux ravages de la conquête. Il n'en reste aujourd'hui que quelques descriptions ainsi que quelques murs témoins de la splendeur de l'ouvrage. Il fut construit avec des pierres de taille s'ajustant parfaitement les unes dans les autres, sans ciment. Sa circonférence s'étendait sur plus de 365 mètres. À l'intérieur du temple trônait, entre autres trésors, un disque d'or représentant le Soleil ainsi qu'une représentation du Panthéon Inca. Il s'y trouvait également un jardin sacré où tous les éléments de la nature étaient représentés sous la forme de statuettes entièrement en or, métal symbolique du soleil. L’agriculture, pilier de l’économie
La vie de l'Empire était déterminée par deux systèmes de production différents : la culture de la pomme de terre et l'élevage du lama sur les hauts plateaux, la culture du maïs dans les régions moins élevées. Cette dernière permettait de constituer le gros des réserves. Arts et sciencesEn sciences, les Incas ont acquis beaucoup de connaissances dans certains domaines tels que les mathématiques, basées sur un système quadri décimal (base 40) et non décimal, ou l'astronomie. Capables de voir les solstices ou les équinoxes, leur calendrier à la fois lunaire et solaire leur permettait de gérer les cycles agricoles. Les connaissances incas étaient également remarquables en médecine, étant dans certains domaines en avance par rapport aux connaissances européennes. L'utilisation de nombreuses plantes leur permettait de guérir de nombreuses maladies et de soulager diverses souffrances, comme par exemple la quinine pour traiter la malaria. Ils avaient une très bonne connaissance des plantes et de leurs bénéfices. Les Incas pratiquaient également la chirurgie, notamment les trépanations crâniennes (on a retrouvé dans des nécropoles des incas, un ou plusieurs crânes trépanés) ; ils utilisaient la coca comme anesthésiant. Les Incas étaient d'excellents architectes. Leurs constructions sont imposantes et ingénieuses, souvent orientées à des fins utilitaires. Le nombre de bâtiments et autres constructions réalisés est vraiment élevé. La forme trapézoïdale souvent donnée aux portes et fenêtres des temples permet à l'édifice de résister beaucoup mieux aux mouvements des plaques terrestres, provoquant des tremblements de terres, très fréquents dans ces régions. En s'installant à Cuzco, les Espagnols ont d'ailleurs repris comme fondation de leurs bâtiments les restes des temples incas. Lors des nombreux séismes, les constructions ou fondations incas tenaient généralement mieux que les constructions espagnoles. Les Incas utilisaient divers styles architecturaux, mais le plus connu est sans conteste celui utilisé par exemple pour le temple du Soleil de Cuzco ainsi que beaucoup d'autres bâtiments d'importance : le matériau principal était la pierre ; mais ils n'utilisaient pas de mortier pour les joindre entre elles. De grandes pierres polygonales étaient alors utilisées, s'incrustant parfaitement les unes à côté des autres sans laisser le moindre espace vide. On peut voir encore de nos jours de nombreux exemples de cet art architectural, parmi lesquels Sacsayhuamán la forteresse de Cuzco, ou encore les impressionnantes ruines d'Ollantaytambo. Mis à jour (Dimanche, 03 Janvier 2010 19:00) La conquête espagnole Le 24 septembre 1532, une petite troupe de soldats espagnols débarquaient à Tumbes, près de la frontière nord du Pérou actuel. Ces 62 cavaliers et 106 fantassins, commandés par un officier d’environ 57 ans nommé Francisco Pizarro, allaient en quelques mois atteindre le centre du Pérou et s’emparer de l’Inca Atahualpa et de son trône. Dix ans plus tard, tout le monde andin était aux mains des Espagnols, dépouillé de ses richesses et pratiquement réduit en esclavage. Pizarro en route vers l'Amérique
Pizarro entama une seconde expédition avortée entre 1526 et 1528. Ensuite, la côte équatorienne a été explorée et son arrivée à Tumbes (ville au nord du Pérou), confirmait l'existence du royaume qu'ils cherchaient. L’étape suivante de Pizarro sera de faire un voyage vers l’Espagne pour en informer l'empereur Carlos des richesses de Tumbes. À Tolède il connut Hernán Cortes et obtint la signature de la capitulation de Tolède (26/07/1529) par laquelle on accordait à Francisco Pizarro la charge de capitaine général et Gouverneur de la Nouvelle Castille, nom accordé aux terres péruviennes, ainsi qu'une pension de 1.000 duchés. Il fit les voyages avec les trois célèbres caravelles : Santa MarÃa, La Niña et la Pinta. L'heure de gloire du conquistadorLe troisième voyage commença au début de l’année 1531. En arrivant à Tumbes, Pizarro a constaté à quel point la ville avait été marquée par la guerre civile entre Huascar et Atahualpa, entamée à la mort de leur père : Huayna Capac. Francisco Pizarro pénétra dans le pays Inca en maintenant ses troupes à pied et à cheval dans les alentours du littoral. Ils prirent la direction du cÅ“ur de l'Empire : les Andes. Malgré les difficultés, le 15 novembre 1532 les Espagnols atteignirent Cajamarca, à l’époque ville abandonnée. Pizarro envoya un ambassadeur à la rencontre d’Atahualpa - récent vainqueur de son rival Huascar - qui lui fit part de la présence hispanique dans l’Empire et son désir de se réunir avec lui. Atahualpa arriva accompagné de 10.000 hommes de Quito, désarmés, ce qui facilita sa capture. L'Inca a offert aux Espagnols une grande quantité de richesses en échange de la liberté mais cela n’empêchera pas son exécution en juillet 1533. En août de la même année, Pizarro - accompagné de faibles troupes espagnoles et de collaborateurs quechuas - arriva à Cuzco, capitale de l'Empire Inca, il prit la ville et se transforma en propriétaire du Pérou, bien que reconnaissant comme Inca Manco Cayac. Le 18 janvier 1535, Pizarro fonde la nouvelle capitale : Lima, la ville des Rois. Almagro est nommé Gouverneur de Nouvelle Tolède et part vers la région du Chili pour effectuer sa conquête. De Cuzco, l'inca Manco partit avec une puissante armée en direction de Lima pour faire face à Pizarro mais sans succès. Une fin sans gloireLe retour d’Almagro provoque une guerre ouverte entre les partisans d’Almagro et ceux de Pizarro, lutte qui se solde par le décès du premier en 1538. Son fils, « el Mozo », décida de venger le décès de son père et il envahit le palais du Gouverneur Pizarro à Lima, où le conquérant de Trujillo mit fin à ses jours le 26 juin 1541. C'est avec l'arrivée, en 1569, du vice-roi Francisco de Toledo, que le système colonial, qui allait prévaloir pendant plus de deux siècles, se mit véritablement en place. Il entreprit l'intégration de la population indienne, groupée en communautés agricoles, placées sous la tutelle d'un particulier ou de l'État, et favorisa son évangélisation. Mis à jour (Dimanche, 25 Septembre 2011 11:24) La République Le mouvement d'émancipation de la colonie débuta avec le soulèvement des propriétaires terriens d'origine espagnole. L'Argentin José de San MartÃn et le Vénézuélien Simón BolÃvar étaient à la tête des troupes rebelles. Après avoir débarqué dans la baie de Paracas avec une armée composée en grande partie de Chiliens et d'Argentins, San MartÃn s'empare de Lima et déclare, le 28 juillet 1821, l'indépendance du Pérou vis à vis de l'Espagne. L'émancipation, c'est-à -dire l'affranchissement pour les grands propriétaires terriens de l'autorité de la couronne espagnole, devint effective en décembre 1824, lorsque le général Antonio José de Sucre battit les Espagnols dans la bataille d'Ayacucho. Après la victoire de Sucre à Ayacucho (9 décembre 1824), une scission sépara le pays : le haut Pérou resté fidèle à Bolivar qui pris le nom de Bolivie et le bas Pérou, à peu de choses près le Pérou actuel. Malgré la domination d'une oligarchie de propriétaires terriens, l'esclavage des noirs et le tribut des Indiens furent abolis par la dictature de Ramón Castilla (1845-1851 et 1855-1862). La vie politique était une succession de coups d'état et de dictatures. L'Espagne n'abandonna pas complètement et fit encore de vaines tentatives comme lors de la bataille de Callao. Elle reconnut finalement l'indépendance du Pérou en 1879. Après la reconnaissance de l'indépendance, le Pérou mena aux côtés de la Bolivie la Guerre du Pacifique. Ce conflit l'opposait au Chili et lui fit perdre les provinces de Tacna et d'Arica dans la région de Tarapacá (traité d'Ancón du 20 octobre 1883). La province de Tacna fut restituée au Pérou en 1929 ce qui mit fin aux différends entre le Chili et le Pérou. Les conflits territoriaux ne cessèrent pas pour autant, comme l'attestent les confrontations militaires de 1941 et de 1981. Le XXe siècleLa constitution de 1933 réservait le droit de vote aux citoyens alphabétisés ; qui en 1960, ne représentaient encore que le tiers de la population adulte. Les Indiens, presque la moitié de la population, restaient des exclus et vivaient de façon misérable. L’Alliance populaire révolutionnaire américaine (Alianza Popular Revolucionaria Americana) fondée par VÃctor Raúl Haya de la Torre en 1924 s'implanta rapidement et fut mise hors la loi en 1933 par Oscar R. Benavides qui resta Président jusqu'en 1939. Une guerre opposa le Pérou et l'Équateur entre le 5 juillet et le 31 juillet 1941. Durant cette guerre, le Pérou occupa les provinces occidentales de Loja et el Oro. Les États-Unis, le Brésil, l'Argentine et le Chili proposèrent leur médiation et le protocole fut finalement signé. Néanmoins, un nouveau conflit éclatera entre les deux pays un demi-siècle plus tard. Peu de temps après les États-Unis, le Pérou déclara la guerre à l'Allemagne, malgré les félicitations adressées par Hitler pour les quelques parachutistes péruviens ayant pris un port équatorien. À nouveau autorisée en 1945, l'Alliance populaire révolutionnaire américaine soutint le Président José Luis Bustamante y Rivero (1945/48) qui, renversé par le coup d'État militaire du général Manuel A. OdrÃa d'octobre 1948, augura du début d'une dictature. Le 3 octobre 1968, le coup d’État réformiste mené par un groupe d’officiers dirigés par le général Juan Velasco Alvarado amène l'armée au pouvoir dans le but d’appliquer une doctrine de « progrès social et développement intégral », nationaliste et réformiste, influencée par les thèses de la CEPAL sur la dépendance et le sous-développement. Six jours après le golpe, Velasco procède à la nationalisation de l’International Petroleum Corporation (IPC), la société nord-américaine qui exploitait le pétrole péruvien, puis lance une réforme de l’appareil d’État, une réforme agraire mettant fin aux latifundios et exproprie de grands propriétaires étrangers. Le Pérou souhaite s’affranchir de toute dépendance et mène une politique extérieure clairement tiers-mondiste. En 1980 Fernando Belaúnde Terry, précédemment renversé par le coup d'État du général Juan Velasco Alvarado retrouvait le pouvoir en remportant l'élection présidentielle. Alan GarcÃa Pérez, candidat du parti Alliance populaire révolutionnaire américaine, lui succéda le 28 juillet 1985. C'était la première fois qu'un président démocratiquement élu remplaçait un autre président démocratiquement élu en 40 ans. Les mesures prises par Alan GarcÃa Pérez en économie menèrent à une hyperinflation de 1000 % entre 1988 et 1990. En 1990, les Péruviens étaient inquiets des attaques terroristes du Sentier lumineux et des scandales de corruption, les électeurs choisirent ainsi Alberto Fujimori, un mathématicien relativement peu connu reconverti dans la politique. Pour lutter contre l'inflation, Fujimori adopta des mesures d'austérité très sévères. Il parvint à faire passer l'inflation de 7 650 % en 1990 à 139 % en 1991. En raison de l'opposition des députés à ces réformes, il dissout le 4 avril 1992 le Congrès et modifia la constitution. Il organisa ensuite des élections législatives, engagea des réformes économiques : privatisant de nombreuses entreprises publiques, initiant un climat d'investissement plus favorable et une meilleure gestion. En revanche, sa présidence fut fortement marquée par l'autoritarisme. Une nouvelle guerre éclate entre l'Équateur et le Pérou. En 1960, le président équatorien José MarÃa Velasco Ibarra avait déclaré nul le protocole de Rio, mais la guerre n'aura lieu que quelques décennies plus tard entre le 26 janvier et le 28 février 1995. Alberto Fujimori se fit réélire en 1995. Mais en novembre 2000, destitué pour corruption, il s'enfuit au Japon. ValentÃn Paniagua Corazao fut nommé pour le remplacer provisoirement et des élections furent organisées en avril 2001. Alejandro Toledo Manrique les remporta et devint Président le 28 juillet 2001. Le XXIe siècleNotamment en raison de scandales, le Président Toledo fut contraint de procéder à des remaniements de cabinets. De plus, Toledo devait s'allier à d'autres partis pour avoir la majorité. En mai 2003, Toledo déclara l'état d'urgence, suspendit certains droits civils et accorda des pouvoirs aux militaires pour restaurer l'ordre dans les 12 régions après des grèves menées par des enseignants et agriculteurs. Par la suite, l'état d'urgence fut assoupli et ne se limita qu'à quelques régions où agissait le Sentier lumineux. Des élections présidentielles furent organisées le 9 avril 2006. Le deuxième tour opposa Ollanta Humala du parti Por el Perú (« Pour le Pérou ») et l'ancien Président Alan Garcia du parti apriste. Le deuxième tour se déroula en juin. Alan GarcÃa remporta la victoire avec 52 % des voix et a pris ses fonctions le 28 juillet 2006. Mis à jour (Dimanche, 03 Janvier 2010 19:01) |


Histoire



La culture de ChavÃn est une civilisation précolombienne. Elle doit son nom au village de ChavÃn de Huántar, au Pérou, où les ruines les plus significatives ont été retrouvées. La culture de Chavin a longtemps été considérée comme la plus importante de l’ancien Pérou. Une société dirigée par une élite de prêtres dont le culte tourne autour de l'image du jaguar ou du puma. Le lama était aussi considéré comme un dieu. À des fins religieuses, les ChavÃns utilisaient une herbe hallucinogène et ils représentaient leurs dieux sur des stèles. Ils sacrifiaient aussi des animaux pour satisfaire leurs dieux.
La période de développement régional, aussi appelée période classique, débute avec le déclin de la culture de ChavÃn. Cette période se caractérise aussi par un isolement local : chaque région abrite de petites entités politiques qui adoptent leurs propres modèles de développement culturel. Elles n'ouvrent leurs frontières qu'aux échanges commerciaux.
La société dominée par les Incas vivait essentiellement de l'agriculture. Les terres étaient cultivées en commun. On les divisait en trois parts, suivant les ordonnances strictes de l'Etat. Un premier lot revenait au dieu Soleil, c'est-à -dire que les fruits de cette terre serviraient aux rites et aux cérémonies. Le second était réservé à l'Inca, à sa famille, ses serviteurs, ses soldats. Le troisième enfin était réparti entre les cultivateurs, entre les membres de l'ayllu, ou communauté.
Trois voyages ont été nécessaires avant d’obtenir la conquête définitive du continent. Le premier voyage effectué en 1524, a eu comme point de départ Panama, et 112 hommes prenaient part à l'entreprise. Pizarro partit d'abord et a été suivi par Almagro avec 80 hommes. Mais l'aventure s’est soldée par un échec.