Get Adobe Flash player
Fans de Viva Perou

EspañolFrench
Accueil Culture Musique

Musique

 

Grâce aux récentes découvertes archéologiques d’instruments musicaux, on sait maintenant que la musique péruvienne remonte au moins à 10 000 ans d’antiquité.

De cette longue tradition proviennent les zampoñas, instrument de la famille des flûtes de Pan composé de l’union de plusieurs tubes de roseaux de différentes tailles, réunis entre eux par des fils entrelacés sur une ou deux rangées. La dimension du tube détermine la note musicale. Cet instrument présente différentes variantes régionales selon la longueur, la disposition et le nombre de tubes. II est utilisé dans presque toutes les festivités du sud du pays et spécialement dans le département de Puno.

Le contact avec l’occident a permis d’incorporer une grande quantité d’instruments. Ces derniers ont été adaptés avec beaucoup de créativité aux nécessités des rythmes et des tonalités de chaque région. Les exemples les plus évidents sont les nombreuses transformations subies par la harpe, le violon et la guitare dans les différentes régions de la Sierra péruvienne.

La harpe est un instrument à cordes confectionné sur une base en bois creux de forme conique qui sert de caisse de résonance. Son origine est occidentale mais elle a eu beaucoup de succès au Pérou, en particulier dans la Sierra centrale, car elle se prête facilement à l’exécution de variations sur les sons aigus.

La rencontre du monde andin avec le monde occidental a permis le développement de plus de 1 300 genres musicaux. Mais deux d’entre eux ont dépassé les limites régionales et sont devenus des symboles de l’identité péruvienne: le huayno et la marinera.

Si le folklore des Andes s’exporte avec succès, il est peu d’artistes péruviens qui connaissent une véritable renommée internationale. Une chanteuse dotée d’une voie inouïe et nimbée d’un mystère tout exotique, s’est illustrée dès les années 1950 dans le monde entier, demeurant depuis une légende vivante. Il s’agit d’Yma Sumac, la Nina Hagen de l’Altiplano.

De son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chavarri del Castillo, Yma Sumac est née le 10 septembre 1922 à Callao, premier port du Pérou, d’un père d’origine basque espagnol et d'une mère indienne, et a grandi à Ichocan dans la région de Cajamarca. Son registre extraordinaire de quatre octaves et demie en fait l’une des plus belles voix des temps modernes.

Elle serait, selon certaines sources, une descendante du dernier empereur inca Atahualpa et aurait le pouvoir de communiquer avec les oiseaux. On dit qu’enfant, elle célébrait le culte des Indiens adorateurs du Soleil. Elle passe également pour être la réincarnation de la légendaire Xtabay, une jeune vierge inca de basse condition qui, par ses chants d’amour malheureux, tua le prince aztèque dont elle était éprise. Tout cela ferait en réalité partie d’une stratégie commerciale orchestrée par les studios hollywoodiens, l’exotisme, auquel la jeune femme se prêtait docilement, faisant alors fureur.

Découverte durant la fête de l’Inti Raymi, la célébration en l’honneur du soleil, elle commença sa carrière par des tournées en Amérique du Sud avec la Compagnie péruvienne des arts. Elle continua avec des programmes radio et des films. En 1940, elle part vivre aux États-Unis et vit de petits contrats jusqu’en 1950, où son style exotique et insolite est remarqué par la société Capitol Records. L’enregistrement de nombreux disques l’emmène à Broadway pour une comédie musicale, puis à Hollywood où elle tourne un film avec Charlton Heston.

Retirée au Pérou depuis 1968, la vedette fit encore de rares apparitions, comme celle, remarquée, lors du Printemps de Bourges en 1996.

Mis à jour (Dimanche, 03 Janvier 2010 19:04)

 
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!