Culture
Littérature Les débuts de la littérature métisse sont marqués par « Les Commentaires Royaux », une chronique écrite par l’Inca Garcilaso de la Vega (1539-1616) qui relate la vie quotidienne sous l’Empire Inca. Le plus grand poète péruvien, César Vallejo (1892-1938), est l’auteur de Trilce, recueil de 77 poèmes d’avant-garde, considéré par certains critiques comme l’un des meilleurs ouvrages de poésie jamais écrits en espagnol. La littérature péruvienne reste très empreinte du folklore local de ses différentes régions. Ricardo Palma (1833-1919) a su en exploiter les richesses tandis que Clorinda Matto de Turner s’est penchée sur la vie des autochtones dans son livre « Oiseaux sans nid » (1889). Quant à la littérature actuelle, dont les représentants les plus connus sont Jose Maria Arguedas, Ciro Alegria, Alfredo Bryce Echenique, Mario Vargas Llosa, Julio Ramon Ribeyro et Manuel Scorza, elle est mondialement appréciée. Mis à jour (Dimanche, 03 Janvier 2010 19:04) Musique Grâce aux récentes découvertes archéologiques d’instruments musicaux, on sait maintenant que la musique péruvienne remonte au moins à 10 000 ans d’antiquité. De cette longue tradition proviennent les zampoñas, instrument de la famille des flûtes de Pan composé de l’union de plusieurs tubes de roseaux de différentes tailles, réunis entre eux par des fils entrelacés sur une ou deux rangées. La dimension du tube détermine la note musicale. Cet instrument présente différentes variantes régionales selon la longueur, la disposition et le nombre de tubes. II est utilisé dans presque toutes les festivités du sud du pays et spécialement dans le département de Puno. Le contact avec l’occident a permis d’incorporer une grande quantité d’instruments. Ces derniers ont été adaptés avec beaucoup de créativité aux nécessités des rythmes et des tonalités de chaque région. Les exemples les plus évidents sont les nombreuses transformations subies par la harpe, le violon et la guitare dans les différentes régions de la Sierra péruvienne. La harpe est un instrument à cordes confectionné sur une base en bois creux de forme conique qui sert de caisse de résonance. Son origine est occidentale mais elle a eu beaucoup de succès au Pérou, en particulier dans la Sierra centrale, car elle se prête facilement à l’exécution de variations sur les sons aigus. La rencontre du monde andin avec le monde occidental a permis le développement de plus de 1 300 genres musicaux. Mais deux d’entre eux ont dépassé les limites régionales et sont devenus des symboles de l’identité péruvienne: le huayno et la marinera. Si le folklore des Andes s’exporte avec succès, il est peu d’artistes péruviens qui connaissent une véritable renommée internationale. Une chanteuse dotée d’une voie inouïe et nimbée d’un mystère tout exotique, s’est illustrée dès les années 1950 dans le monde entier, demeurant depuis une légende vivante. Il s’agit d’Yma Sumac, la Nina Hagen de l’Altiplano. De son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chavarri del Castillo, Yma Sumac est née le 10 septembre 1922 à Callao, premier port du Pérou, d’un père d’origine basque espagnol et d'une mère indienne, et a grandi à Ichocan dans la région de Cajamarca. Son registre extraordinaire de quatre octaves et demie en fait l’une des plus belles voix des temps modernes. Elle serait, selon certaines sources, une descendante du dernier empereur inca Atahualpa et aurait le pouvoir de communiquer avec les oiseaux. On dit qu’enfant, elle célébrait le culte des Indiens adorateurs du Soleil. Elle passe également pour être la réincarnation de la légendaire Xtabay, une jeune vierge inca de basse condition qui, par ses chants d’amour malheureux, tua le prince aztèque dont elle était éprise. Tout cela ferait en réalité partie d’une stratégie commerciale orchestrée par les studios hollywoodiens, l’exotisme, auquel la jeune femme se prêtait docilement, faisant alors fureur. Découverte durant la fête de l’Inti Raymi, la célébration en l’honneur du soleil, elle commença sa carrière par des tournées en Amérique du Sud avec la Compagnie péruvienne des arts. Elle continua avec des programmes radio et des films. En 1940, elle part vivre aux États-Unis et vit de petits contrats jusqu’en 1950, où son style exotique et insolite est remarqué par la société Capitol Records. L’enregistrement de nombreux disques l’emmène à Broadway pour une comédie musicale, puis à Hollywood où elle tourne un film avec Charlton Heston. Retirée au Pérou depuis 1968, la vedette fit encore de rares apparitions, comme celle, remarquée, lors du Printemps de Bourges en 1996. Mis à jour (Dimanche, 03 Janvier 2010 19:04) Artisanat L'artisanat péruvien est l'un des plus variés du monde. La preuve en est l'existence d'un grand réseau d'exportateurs qui font parvenir les créations des péruviens dans les marchés européens, asiatiques et américains. Sa diversité, ses couleurs, son ingéniosité, ainsi que ses différentes utilisations font que l'artisanat soit une activité fondamentale, non seulement pour la configuration de l'identité péruvienne, mais aussi pour la survie de milliers de familles et de peuples entiers, comme c'est le cas de Sarhua et de Quinua dans le département d'Ayacucho. De petites et grandes pièces qui attirent l'attention des Péruviens et des étrangers conservent des siècles d'histoire et présentent des formes et des symboles préhispaniques qui coexistent et qui se mélangent avec d'autres iconographies apportées par les Espagnols. Cette identité multiple et complexe serait une des raisons qui expliquerait − peut être, paradoxalement − le penchant très marqué de l'artisanat péruvien pour « l'art naïf » qui imprègne ses pièces avec une innocente sagesse. L'excellence des métiers artisanaux péruviens se manifeste par exemple dans l'harmonie géométrique des textiles, dans la méticuleuse représentation de la vie à la campagne des mates burilados (courges taillées au burin) et dans le métissage culturel et le colori des retablos (retables). Egalement, dans les très fines tailles en pierre de Huamanga, dans le baroque complexe des tailles en bois, dans la beauté des pièces en or et en argent et dans les multiples formes qu'acquiert l'argile dans les pièces céramiques. Ces œuvres ne sont que quelques unes des manifestations d'un peuple, qui communique principalement à travers l'art, en y utilisant un langage dont les clefs fondamentales sont : l'abondance, la fertilité et le pari sur l'avenir. Mis à jour (Dimanche, 03 Janvier 2010 19:05) Fêtes Au Pérou, près de 3 000 fêtes populaires sont célébrées chaque année. La plupart d’entre elles s’organisent autour d’un saint patron et s’inscrivent dans un calendrier chrétien instauré à l’époque de la vice-royauté, mais, soigneusement adapté aux croyances magico-religieuses d’une religion particulière. A ces fêtes religieuses s’ajoutent d’autres célébrations nettement païennes, comme celles qui sont liées aux mythes ancestraux dans les communautés indigènes de la Selva (forêt amazonienne) et les nombreuses fêtes créées au cours des siècles précédents ou des dernières décennies. Une fête traditionnelle péruvienne est un espace de confluence où le sacré et le profane s’intègrent dans une seule et orgueilleuse manifestation de vitalité et d’allégresse. S’ajoute aux célébrations un programme riche comprenant messes, processions, défilés, bals, pèlerinages, repas, foires artisanales et agricoles ainsi que danses et toutes sortes de spectacles où alternent en toute liberté la sensualité et la spiritualité. Fête nationale : 28-29 juilletCélébrée dans tous le pays. Parade militaire avec la présence des hautes autorités de l’Etat et de l’église. Des fêtes et des célébrations patriotiques ont lieu dans tout le pays pour commémorer la Déclaration d’Indépendance du Pérou (28 juillet 1821), prononcée par le libérateur José de San Martin. Noël andin : 24-25 décembreCélébré à Cusco. Le contexte rural qui accompagne la venue de l’enfant Jésus a déterminé une identification immédiate avec la festivité, soulignée par la créativité artisanale, le sens esthétique et la dévotion religieuse des populations andines. C’est ainsi que les noëls andins ont acquis des traits particuliers grâce à l’intégration des éléments propres à chaque région. Ces éléments sont caractérisés par le soin extrême apporté à la décoration des crèches que l’on installe dans les églises et les maisons ; à l’exécution des danses, aux représentations théâtrales et à la confection de plats typiques ainsi qu'à toute une gamme de créations artisanales. Dans la plupart des localités andines, cette fête se prolonge jusqu’au jour des Rois (6 janvier) où l’on offre des cadeaux traditionnels. Seigneur des tremblements de terre -  mars/avrilCélébré à Cusco. Culte du Taitacha Temblores, symbole du syncrétisme religieux andin chrétien. Depuis 1650, date à laquelle, selon les fidèles, une peinture du Cristo de la Buena Muerte arrêta un violent séisme qui secouait la ville de Cusco, les habitants rendent un culte à l’image du Taitacha Temblores. Cette célébration qui a lieu le Lundi saint dans le cadre de la Semaine sainte présente un intérêt spécial car elle permet d’apprécier clairement la fusion des religions andine et chrétienne. Le Seigneur des miracles - 18-28 octobreIl s’agit de l’une des fêtes religieuses les plus importantes du Pérou et de l’Amérique du Sud. Ambiance de foi et de prières avec des milliers de fidèles habillés en habits violets. Ils accompagnent en procession le patron de Lima à travers les rues du centre ville. L’origine de cette procession remonte à la colonie, lorsqu’un esclave amené d’Angola dessina l’image d’un Christ noir sur les murs d’une humble maison de Pachacamilla, près de Lima. L’image resta sur le mur bien qu’à plusieurs reprises on ait tenté de l’effacer, origine de la dévotion dont elle fait l’objet. Au cours du tremblement de terre de 1746 toutes les constructions voisines furent détruites, excepté le mur du Christ noir. La foi populaire se consolida à la suite de cet événement, foi qui n’a cessé de grandir au point que ce Christ est actuellement l’image la plus vénérée de Lima. Le Seigneur de Qoyllur Rit’i - mai ou juinLe plus grand pèlerinage indigène d’Amérique. Les habitants du district d’Ocongate célèbrent un rite qui a pour symbole extérieur l’image du Christ mais dont l’objet fondamental est l’intégration de l’homme à la nature. La cérémonie principale se déroule au pied du mont Ausangate à 4 700 mètres d’altitude et à une température en dessous de 0 °C. Plus de 10 000 pèlerins grimpent jusqu’à la limite des neiges éternelles. Ils sont accompagnés de danseurs qui symbolisent les divers personnages mythiques. Les ukukus (ours) sont les gardiens du Seigneur et se chargent de maintenir la discipline pendant les actes liturgiques. Un groupe de robustes Queros (habitants de ce qui pourraient être la plus pure communauté quechua du Pérou) part en direction du sommet du mont Ausangate à 6 362 m, à la recherche de l’Etoile des neiges qui est enfermée dans ses entrailles. Au moment de retourner dans leurs communautés d’origine, ces robustes indigènes chargent sur leurs épaules de grands blocs de glace pour arroser symboliquement leurs terres avec l’eau sacrée de l’Ausangate. Vierge de la Candelaria - 1ère quinzaine de février, à PunoPendant 18 jours, Puno, la ville des hauts plateaux, qui s’étend sur les rives du Lac Titicaca (3870 mètres d’altitude) devient la capitale folklorique d’Amérique. Plus de 200 troupes de musiciens et de danseurs s’y rassemblent pour célébrer la fête du Mamacha Candelaria. Le jour central, le 2 février, la Vierge est conduite à travers la ville en une procession riche en couleurs. Concours national du cheval de paso Péruvien : 15-20 avrilOrganisé à Lima. Le cheval espagnol croisé avec l’arabe et élevé dans une région désertique qui a formé sa démarche et sa taille, a donné naissance au Caballo de Paso péruvien. Pendant 300 ans le sang de cette nouvelle race s’est purifié petit à petit jusqu’à développer les caractéristiques qui en ont fait l’un des plus beaux et des plus élégants chevaux du monde. De leur côté les éleveurs, les chalanes (cavaliers) et les artisans ont su au cours des ans épurer l’art de l’amble − mouvements synchronisés des pattes antérieures et postérieures de façon parallèle − qui est également à l’origine des pas si particuliers et de la grâce de la marinera. Le plus important Concours national du Caballo de Paso a lieu chaque année sur le terrain d’exhibition de Mamacona, dans la localité archéologique de Pachacámac, située à une trentaine de kilomètres au sud de Lima. Mis à jour (Dimanche, 03 Janvier 2010 19:05) |


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